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Elles sont au total treize (13) compagnies aériennes à desservir l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé Tokoin. La dernière arrivée est la compagnie aérienne portugaise « TAP Portugal » qui a débuté dans la nuit de lundi à mardi, ses premières liaisons Lisbonne-Lomé-Lisbonne qu’elle assurera quatre (4) fois par semaine avec un Airbus A320 d’une capacité de 165 places.

L’accueil de ce vol a eu lieu dans la nuit du 17 juillet dernier lors d’une cérémonie solennelle organisée à l’aéroport International Gnassingbé Eyadema de Lomé Tokoin en présence du ministre des Transports et des Infrastructures, Ninsao Gnofam, du Directeur général de la SALT, Kanka-Malick Natchaba, du Directeur général de l’Aviation civile togolaise, Dokissime Gnama Latta, de Joaquim Miranda, responsable des ventes pour l’Afrique de la compagnie TAP, de Fernando Santos, manager région Afrique de la TAP, d’André de Serpa Soares, chargé des médias à TAP Corporate communications.

C’est un honneur, a dit le manager région Afrique de la compagnie, d’inclure le Togo sur la carte de ses destinations qui couvrent actuellement 85 escales en Afrique, en Europe et sur le continent américain. « L’inclusion de Lomé viendra certainement renforcer notre position stratégique sur le continent et établir des liaisons privilégiées vers l’Europe et l’Amérique », a-t-il reconnu.

« L’ouverture de la ligne Lisbonne-Lomé-Lisbonne va apporter une opportunité de plus aux Togolais et à tous ceux qui veulent voyager à travers l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema », a laissé entendre de son côté, Kanka-Malik Natchaba, Directeur général de la SALT qui a promis de travailler à faire en sorte que Lomé soit le point de départ de plusieurs grandes compagnies à partir de l’Afrique vers le monde entier. Un vœu salué par Fernando Santos pour qui, l’aéroport de Lomé réunit « toutes les conditions pour offrir un excellent service aux passagers même pour l’assistance en avion ». 

TAP Portugal propose aux voyageurs quatre vols par semaine notamment mercredi/dimanche et lundi/vendredi. Elle est une compagnie aérienne portugaise « leader » sur le marché et est depuis 2005 membre de la Star Alliance.

Théophile K.

Kako NUBUKPO, économiste de nationalité togolaise et ancien ministre de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques du Togo sort de son silence près d’un mois après ses excuses publiques présentées aux présidents Faure Gnassingbé du Togo et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire.

Dans une Tribune Libre rendue publique dimanche 15 juillet, M. NUBUKPO explique le sens de son engagement pour l’abolition du Francs CFA. « Je ne me paye pas de titres, je cumule les expériences. Mes interrogations sur le franc CFA ne sont pas un objet d’étude de tour d’ivoire », écrit-il comme pour répondre à ses détracteurs qui l’accusent d’être un intellectuel plus attiré par sa carrière professionnelle que par son combat contre l’asservissement économique des pays d’Afrique francophone.

Dans ce texte, l’économiste attire également l’attention des Africains sur un danger à venir. Il parle d’une dévaluation du F CFA dans les « semaines ou mois à venir ». Une éventualité qui selon lui, rend en partie « caduc en l’état le débat sur l’utilisation optimale de réserves de changes, ces dernières ayant fondu comme neige au soleil dans le compte d’opérations détenu auprès du Trésor français, et ce au rythme de l’accroissement des déficits jumeaux accumulés par les économies de la zone Franc », écrit-il.

Lire ci-dessous l’intégralité de la Tribune Libre du Professeur Kako NUBUKPO.

Mon combat contre le Franc CFA

Kako NUBUKPO, Le 15 juillet 2017

Abolir le franc CFA, c’est la mission, le combat qui m’anime depuis une quinzaine d’années. Docteur en économie et agrégé des Facultés de Sciences Economiques, j’ai exercé des fonctions de macro économiste, chef de service au siège de la BCEAO à Dakar, été ministre de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques du Togo, chercheur à l’Université d’Oxford (University College) et, aujourd’hui, je suis directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie à Paris.

Je ne me paye pas de titres, je cumule les expériences. Mes interrogations sur le franc CFA ne sont pas un objet d’étude de tour d’ivoire. Chercheur, acteur institutionnel,  j’ai éprouvé, sous diverses facettes, les limites de notre système monétaire, frein au développement des pays qui en sont encore tributaires. C’est contre cette servitude volontaire que je m’élève pour l’avenir de nos pays et de nos enfants. Comment leur expliquer demain que nous avons laissé faire ? Que nous avons nourri les caisses du Trésor Public français ? Tandis que les réserves qu’il nous impose avec notre pleine allégeance pourraient être réinjectées dans nos économies pour construire des écoles, des dispensaires, pour électrifier les zones rurales, construire des infrastructures modernes, dignes du 21e siècle, permettre aux jeunes d’accéder au crédit bancaire et financer des activités génératrices de revenus. Je ne suis pas un militant, je suis un intellectuel engagé. Je souhaite que, par-delà toute faillibilité humaine, le débat, parce qu’il dépasse ma seule personne, ait lieu. 

Il me paraît d’autant plus urgent à mener que, faute d’avoir pu diversifier leurs économies au moment du cycle décennal haussier des matières premières, notamment du pétrole, les pays de la zone Franc exportateurs de pétrole subissent actuellement de plein fouet le retournement du cours des matières premières. Une telle situation laisse planer le spectre d’une nouvelle dévaluation du franc CFA dans les semaines ou mois à venir. Elle rend en partie caduc en l’état le débat sur l’utilisation optimale de réserves de changes, ces dernières ayant fondu comme neige au soleil dans le compte d’opérations détenu auprès du Trésor français,  et ce au rythme de l’accroissement des déficits jumeaux accumulés par les économies de la zone Franc.

En tant qu’observateur averti, et de concert avec mes collègues investis dans ce combat, nous observons que nombreux sont celles et ceux qui nous rejoignent et viennent grossir nos rangs parce que la cause que nous défendons est juste. Nous ne sommes pas des pyromanes, nous ne souhaitons pas déstabiliser nos économies déjà fragiles, argument qu’on nous oppose trop facilement. Nous souhaitons que nos Etats  puissent jouir pleinement de leur souveraineté dans un cadre économique rénové au service du plus grand nombre.

La parité fixe avec l’euro prétendument gage de stabilité, la totale garantie de convertibilité du franc CFA en euro et la libre circulation des capitaux restent la voie royale de l’accumulation hors de nos frontières. Il y a une manne, bas de laine dans les banques européennes, qui nous échappe tandis que la majorité de nos populations restent acculées dans des conditions de pauvreté sans qu’aucun horizon ne se dégage, au risque d’emprunter parfois des pirogues sépultures de leur dernier voyage. Je vous le dis ça suffit. Nous sommes responsables et nous ne pouvons pas nous défausser de nos responsabilités.

Dans une série récente d’articles et d’interviews, les responsables politiques et économiques français nous mettent devant nos responsabilités et affirment que la France prendra simplement acte de  la voie que les africains auront décidé de suivre en matière de gestion monétaire au sein de la zone Franc. S’il y a lieu de critiquer un manque d’élégance de la part d’un partenaire qui, par le passé, a fait preuve de beaucoup moins de pudeur à propos des affaires africaines, chiche, prenons nos responsabilités, faisons des propositions audacieuses mais responsables.

Entendons-nous bien, le changement de système monétaire au sein de la zone Franc ne sera pas une révolution. Je ne crois guère au grand soir. Il faudra d’abord opter pour un franc CFA moins rigide, rattaché à un panier de devises. Il faudra négocier l’abandon du système du compte d’opérations, véritable assurance tous risques contre les défaillances de la gouvernance africaine au lieu d’assurer contre les chocs exogènes-sa vocation première- et donc couper le cordon ombilical avec le Trésor français. Faisons donc attention aux spécialistes du maquillage, qui revêtent les apparences de la réforme. Je ne souhaite pas un simple changement de dénomination de la monnaie CFA, pâle cache-misère.  Je voudrais que nous préparions le changement, un vrai changement.

Le changement peut faire peur, peur parce qu’il y a l’inconnu. Ceci n’est pas nouveau, la question est existentialiste. En économie monétaire ce sentiment porte un nom : « la peur du flottement ». Mais pour y parer, il faut s’y préparer, débattre, envisager différents scenarii, agir et justement ne pas avoir peur, avoir confiance en nous. L’abolition du franc CFA, vestige amovible de la colonisation, n’est pas une idée, c’est un programme.

J’en appelle à toutes les bonnes volontés, aux forces vives de nos pays, à rejoindre le débat, nous éclairer de leurs réflexions, de leurs talents. Il nous faut nous fixer un cap. Une autre Afrique est possible et ce n’est pas seulement une utopie. L’Histoire nous regarde.

La fête traditionnelle Evala dans la région de la Kara a débuté dans la matinée de samedi 15 juillet à Kara (420 Km au Nord de Lomé) par une cérémonie de lancement en présence du président de la République, Faure Gnassingbé. Cérémonie suivie des premières empoignades.

Une occasion saisie par le chef de l’Etat pour appeler les populations au respect des cultures et traditions du Togo et leur protection.

Rites initiatiques destinés à faire du jeune kabyè un homme à part entière, Evala est devenu au fil des ans un véritable rendez-vous culturel de tout le pays drainant également des touristes venus de l’étranger.

Pendant 8 jours, les lutteurs issus de la dizaine de cantons de la préfecture de la Kozah se mesureront dans les arènes pour déterminer le plus fort et le plus viril. La fête prendra fin le 23 juillet prochain.

A.Y.

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Citation Proverbes africains

  • Lorsque ton pied ramasse la merde, tu ne le coupes pas mais tu dois le laver.