Winamp, iTunes Windows Media Player Real Player QuickTime Web Proxy

La Commission de réflexion et de proposition sur les réformes politiques, constitutionnelles et institutionnelles a rencontré le 10 février dernier les premiers responsables du comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) dans le cadre de la tournée qu’elle a entreprise en vue de consulter les formations politiques togolaises et recueillir leurs avis et appréciations sur la mission à elle confiée par le chef de l’Etat.  
Selon un communiqué rendu public vendredi par le CAR et signé de son président, Me Yawovi Agboyibo, les échanges ont effectivement porté sur la question des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles et l’analyse que le parti fait de la mission confiée à la commission dirigée par Mme Awa Nana Daboya.


« La délégation du CAR se référant à la position exprimée par le parti lors de son congrès extraordinaire des 13 et 14 janvier 2017, a fait savoir à la délégation reçue que la commission dite de réflexion est viciée à la source pour avoir été créée sans concertation avec l’opposition, violant ainsi les dispositions et l’esprit de l’Accord Politique Global de 2006», rapporte le communiqué du CAR. Me Yawovi Agboyibo a selon le parti, conseillé Awa Nana Daboya l’ouverture d’un « dialogue politique structuré entre le pouvoir et l'opposition ». Lequel dialogue peut-être accompagné par les experts si les parties prenantes y marquent leur accord.


Il faut rappeler que les mêmes positions ont été défendues par les formations politiques consultées auparavant par la commission à l’instar de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et l'Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI). Aimé Tchabouré Gogué, le président national d’ADDI, qui a été rencontré par la commission d’Awa Nana Daboya dans la soirée du vendredi 10 février, a préconisé la mise en place d’une commission plus élargie et regroupant des représentants de l’opposition et du parti au pouvoir, dont la mission sera de réfléchir et régler les problèmes liés aux réformes et à la gestion du pays.


Le lundi 13 février, ce sera le tour du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) de Me Mouhamed Tchassona-Traoré d’accueillir la commission de Mme Awa Nana Daboya pour le même exercice.

 

Pour la seconde fois en une semaine, le conseil des ministres s’est réuni samedi 11 février sous la direction du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. Plusieurs décrets ont été pris et communications écoutées, apprend-on du communiqué ayant sanctionné les travaux. Au nombre des communications écoutées, celle du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a particulièrement retenu l’attention.

Le Colonel Yark Damehane a fait au conseil, le bilan sécuritaire de l’année 2016 dans les domaines de la criminalité, du trafic de drogues, de la lutte contre le trafic des produits pétroliers, des accidents de la circulation et des différentes interventions de secours d’urgence.

82 cas de braquage, 32 cas de vol à main armée, 92 cas d’homicide volontaire et 829 cambriolages, ce sont les chiffres que rapporte le ministre de la sécurité en ce qui concerne la criminalité au Togo. En matière de circulation en 2016, indique le conseil des ministres, 5.393 cas d’accidents ont été enregistrés avec 514 décès et 6846 blessés.

Si le nombre de litres d’essence de contrebande saisis est en baisse au cours des 12 derniers mois, l’opération Entonnoir a néanmoins mis la main sur environ 500 000 litres de carburant, 184 véhicules et 93  motos non immatriculées. 27 personnes ont été envoyées en prison pour ces faits, indique le ministre Yark.

La lutte contre les trafiquants de produits prohibés a également engrangé des résultats. Elle a permis la saisie de près de 5000 kilogrammes de drogues, de 10 000 kilogrammes de psychotropes et 45 000 kilogrammes de médicaments illicites.

Le conseil, indique le communiqué, « au vu de ces résultats, a instruit le ministre de la sécurité et de la protection civile à  prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer au maximum la protection des personnes et des biens. Par conséquent, le conseil appelle les populations à plus de civisme et notamment au respect du code de la route et à aider le ministère de la sécurité dans sa mission de protection. »

A.Y.

L’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition) veut demeurer fidèle à ses engagements et signatures et tient à le faire savoir haut et fort. En dehors de  l’Accord Politique Global (APG), il n’est pas question de se dérober de ses engagements antérieurs pour privilégier d’autres approches devant mener aux réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles. C’est une ligne de conduite à laquelle le premier parti politique de l’opposition togolaise veut rester attacher.

L’ANC a eu à réitérer cette position mardi dernier alors qu’elle recevait la visite d’une délégation de la Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles mise en place par le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé et dirigée par Mme Awa nana Daboya.  Dans un compte-rendu fait à la presse, le chef de file de l’opposition et président national de l’ANC a dit toute sa détermination à défendre l’APG contre vents et marées. « Nous avons essentiellement discuté des réformes  et les membres de la commission ont voulu savoir ce que nous pensons des réformes et nous leur avons dit que pour nous, les réformes c’est l’Accord politique global », a fait savoir au sortir de ces discussions, Jean-Pierre Fabre.

Pour le « Parti Orange », rien ne peut prendre la place de l’Accord politique global dans la résolution de la crise sociopolitique que connait le Togo. « Tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à une volonté de s’écarter ou d’enterrer l’APG sera combattu par nous. Et nous avons dit qu’on peut dans un cadre opposition-pouvoir, voir de manière consensuelle comment mettre en œuvre dans les meilleurs délais, l’APG », a indiqué le député du Grand Lomé à l’issue de son entrevue avec la commission d’Awa Nana. D’après ses propos, les membres de cette commission ont une « autre vision des choses » que l’ANC ne partage forcement pas. « Nous avons notre position et c’est cette position que nous avons martelé tout au long de nos échanges. Depuis que Faure Gnassingbé a signé l’APG, ça fait 12 ans que nous réclamons sa mise en œuvre. On ne peut pas nous demander de nous démarquer de l’accord que nous avons signé. Cette attitude est à l’origine de la situation que nous connaissons aujourd’hui. Il faut tout simplement demander à M. Faure Gnassingbé d’honorer sa signature », a-t-il martelé avec force et vigueur.

L’Accord Politique Global a été signé en 2006 entre le pouvoir de Faure Gnassingbé et son opposition consacrant la fin de plusieurs mois de crise post-électorale ayant entrainé plusieurs plus de 500 morts entre 2005 et 2006 selon des experts de l’ONU. Cet accord recommande une série de réformes sensées ramener le Togo sur la voie de la démocratisation et de l’Etat de Droit. Si plusieurs des recommandations ont été mises en œuvre par le pouvoir de Lomé II, les questions relatives aux réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles restent encore à régler.

A.Y.

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a échangé en fin de semaine dernière avec Jindong Hua, Vice-président de la Société Financière Internationale (SFI), affiliée au Groupe de la  Banque Mondiale. Les discussions, selon le visiteur interrogé au sortir de son audience avec le Président de la République, ont porté sur les « performances du Togo » en matière économique et sur les différents investissements de la SFI au Togo.

Le Vice-président de la SFI a indiqué avoir particulièrement abordé avec le chef de l’Etat des sujets ayant trait au secteur des télécommunications, des infrastructures et de l’énergie. Le Président de la République, selon M. Hua aurait sollicité l’appui de la SFI pour la réalisation d’un certain nombre de projets qui tiennent à cœur au gouvernement togolais dans les secteurs cités.

Il faut rappeler qu’au cours de son séjour au Togo, la délégation a eu à visiter deux projets de la SFI réalisés au Port Autonome de Lomé (PAL). Elle est également allée s’informer de l’état du fonctionnement de la Centrale thermique électrique de Lomé pilotée par le groupe Contour Global. A l’issue de toutes ces visites, le Vice-président de la SFI a dit toute son « admiration » quant à la modernisation des infrastructures du groupe Contour Global et le travail abattu par ce groupe.

Les efforts du gouvernement en matière d’investissement au profit du secteur privé créateur d’emplois pour les femmes et les jeunes ont également été salués par la délégation.

A.Y.

Page 1 sur 176

Nos Partenaires

Liens

Contact us

Lome-Togo, +228 9009 4006

Citation Proverbes africains

  • Vouloir plaire au commun est l'apanage des fous