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Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a échangé mercredi à son siège, avec les trois membres du Comité de gestion du Fonds Spécial pour l’indemnisation des victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Un comité mis en place le 23 mars 2017 par décret présidentiel, a appris l’Agence de presse Afreepress.

Messieurs Ametonou Kudzo, Ibouraim Kperegueni,  inspecteurs centraux du trésor et Mme Mimatea Firakouma, chef division Ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, ont profité de leur visite au siège du HCRRUN pour mieux s’imprégner de la mission qui est la leur dans le cadre de la mise en œuvre du programme de réparations des victimes des violences à caractère politique.

Ces membres ont longuement échangé avec le comité de gestion du Fonds Spécial de l’aide aux victimes et ont été reçus par Mme Awa Nana DABOYA et Wiyao Evalo, respectivement présidente et premier Rapporteur du HCRRUN assistés de AHLIN Senyo chargé de l’administration et des finances.

A.Y.

Les 14 partis politiques membres de l’opposition à l’origine des manifestations de rue de ces dernières semaines au Togo, qualifient de « provocation » le communiqué du président de l’Assemblée Nationale les invitant à faire acte de candidature en vue d’une recomposition de la   Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Par courrier en date du 22 septembre 2017 diffusé sur les médias nationaux, le Président de l’Assemblée Nationale, Dama Dramani invitait les partis politiques de l’opposition parlementaire et extraparlementaire à proposer des noms de personnalités devant siéger en leur nom au sein de la CENI. Cette invite est considérée par la coalition de l’opposition démocratique de « déplacée ». Ces partis estiment que « le pouvoir semble ne pas prendre la mesure des événements en cours » dans le pays.

Pour ces leaders, la CENI reste un organe essentiel du cadre électoral qui devrait tirer sa force de la constitution. « Est-il nécessaire de rappeler que le bulletin de vote a perdu son sens au Togo du fait de la composition inique de la CENI et  de son instrumentalisation pour perpétrer des coups de force électoraux ? », interroge la coalition de l’opposition qui accuse le gouvernement de rester en marge des aspirations du peuple. « La coalition des forces démocratiques ne saurait accompagner ce pouvoir dans cette aventure funeste », conclut le communiqué.

Il faut rappeler que la recomposition de la CENI intervient à la veille d’une série d’élections attendues dans le pays notamment les élections législatives et locales prévues pour 2018, le référendum pour la révision de la Constitution dont la date n’est pas encore connue et la présidentielle de 2020.

Raphaël A.

« La Constitution de 1992 était imparfaite et tout juriste de bonne foi va vous dire qu’elle était imparfaite », soutient l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba reçu en interview le 20 septembre dernier par l’Agence de presse Afreepress. Selon cet ancien cadre du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) transformé en Union pour la République (UNIR), la Constitution de 1992 a été élaborée pour écarter de la course au fauteuil présidentiel, Me Joseph Kokou Koffigoh. « La Constitution de 1992 a été rédigée pour empêcher quelqu’un de briguer la magistrature suprême. C’est Me Koffigoh. On a dit dans cette constitution qu’il fallait avoir 45 ans révolus pour être candidat or ils savaient bien que Koffigoh ne l’avait pas. Il y a des choses invraisemblables dans cette constitution », a-t-il martelé dans cette interview.

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre et c’est par la voix de Me Jean Yaovi Degli que l’opposition apporte sa part de vérité. « La Constitution de 1992 n’avait pas été rédigée pour exclure qui que ce soit », indique Me Jean Yaovi Degli, ancien ministre de la transition et l’un des acteurs politiques influents de l’époque.

L’avocat interrogé mercredi 27 septembre sur radio Victoire est revenu sur les circonstances dans lesquelles l’élaboration de la Constitution de 1992 a eu lieu. « Lorsque j’ai entendu M. Natchaba dire ça, j’ai rigolé car c’est la même stratégie qui a été adoptée pour diviser l’opposition. Ils disent qu’il n’avait pas encore 45 ans et donc on a mis 45 ans pour l’exclure », a fait savoir Me Degli qui précise que l’article 61 de ladite constitution qui stipulait que les personnalités ayant dirigé la transition ne pouvaient pas se présenter aux élections présidentielles, était pris pour régler cette question. « L’article 61 exclut déjà Koffigoh du jeu présidentiel. Il était là pour organiser les élections présidentielles mais il ne pouvait pas se présenter parce qu’on voulait garantir une certaine transparence de ces élections. C’est sur la base de cette constitution que Koffigoh a été désigné et a prêté serment pour devenir le Premier ministre de la transition », a-t-il souligné trouvant que c’était exactement de cette façon que le « régime a tenté de monter les leaders de l’opposition les uns contre les autres notamment Koffigoh contre le reste de l’opposition ».

Toutes les constitutions du monde ont leurs lacunes, reconnait-il et d’accuser feu Général Eyadema d’avoir refusé d’appliquer la Constitution de 1992. « Le président Eyadema a refusé d’appliquer cette constitution pour qu’on puisse voir quels sont les mécanismes qui ne fonctionnent pas bien de façon à les améliorer après », s’est-il désolé.

Il a insisté sur la nécessité de ramener dans la constitution, la phrase qui divise aujourd’hui le pouvoir et l’opposition. « En aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats. Nous l’avons mis dans la constitution de 1992 pour éviter que personne ne puisse faire plus de deux mandats ni  de façon consécutive ni de façon non consécutive », a déclaré Me Jean Yaovi Degli.

A.Y.

Les questions de sécurité, de radicalisme et d’intégrisme religieux ont occupé une place importante jeudi 21 septembre dernier, dans le discours du Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou, prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

« L’éradication du radicalisme et de l’intégrisme religieux doit également être au cœur des priorités de nos Etats tout comme l’impérieux devoir de proposer, surtout aux jeunes, des alternatives convaincantes qui garantissent leur avenir et qui les préservent des discours haineux et autres appels à la violence », a laissé entendre le représentant du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le chef du gouvernement est revenu dans son intervention, sur l’actualité sociopolitique du moment dans son pays et les mesures qui sont prises par le gouvernement togolais pour éviter l’escalade. S’appuyant sur les travaux de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), le gouvernement a transmis récemment à l’Assemblée nationale pour délibération, un projet de loi portant sur les articles 52, 59 et 60 de la Constitution du 14 octobre 1992, relatifs notamment à la limitation des mandats : un mandat de cinq (05) ans renouvelable une seule fois pour les députés et le Président de la République et au mode de scrutin à savoir, un scrutin uninominal majoritaire à deux (02) tours, a-t-il annoncé aux délégués et de préciser que ce projet de réformes qui répond aux aspirations profondes du peuple togolais vient d’être adopté, il y a trois jours, c’est-à-dire le mardi 19 septembre 2017, par plus des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée nationale.

« Il convient de souligner que cette procédure a été accomplie conformément aux dispositions de l’article 144 de la Constitution qui prévoient la procédure de révision constitutionnelle. A défaut de cette majorité, le projet ou la proposition de révision adopté à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée nationale, est soumis au référendum… », a-t-il dit.

M Klassou a également rappelé les différents projets mis en place par le Togo pour améliorer les conditions de vie des populations. « La recherche du bien-être de l’humain est au cœur de la politique générale du Gouvernement togolais », a-t-il indiqué et de citer les divers projets exécutés en faveur des populations par le gouvernement pour garantir aux populations une véritable croissance inclusive et durable. Il a entre autres, parlé du Programme d'Urgence de Développement Communautaire (PUDC), conçu en complément du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), et qui entend contribuer à l'amélioration significative des conditions de vie des populations vivant dans des localités où les besoins en infrastructures et services sociaux et économiques de base accentuent les inégalités sociales, la gratuité de l’école décidée en 2008 et l’extension progressive des cantines scolaires à l’ensemble des élèves de l’école publique, la mise en place d’un système de couverture sociale et médicale en faveur des écoliers et des élèves.

A.Y.

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Citation Proverbes africains

  • Si tu es neutre en situation d'injustice, c'est que tu as choisi le coté de l'oppresseur 

    Desmond TUTU