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Le parti Union pour la République (UNIR, parti au pouvoir), sera en démonstration de force dans les rues de Lomé les 29, 30 et 31 août prochains. Une manifestation destinée, selon les premiers responsables de cette formation politique, à « soutenir les institutions de la République et à dénoncer les actes de violence commis contre les forces de l’ordre et de sécurité dans leurs missions ». Cette annonce a été faite ce jeudi 24 août 2017 au sortir d’une rencontre des cadres de cette formation politique, venus de tout le pays et réunis à Lomé pour discuter des récents événements sociopolitiques que le pays a connus.

Gilbert Bawara, à qui l’honneur est revenu d’annoncer l’événement aux médias, a mis l’accent sur les objectifs qui sont ceux de ces manifestations de trois jours. « Ces marches ne sont pas destinées à s’opposer à qui que ce soit parce que nous cultivons l’esprit de fraternité, nous n’avons pas au-delà des combats politiques, à nous considérer comme des ennemis car nous sommes tous des Togolais », a-t-il insisté.

Ces manifestations, a-t-il tenu à faire savoir, sont plutôt destinées à réaffirmer l’attachement du parti UNIR et de ses militants à la « démocratie et à l’état de droit ».  « UNIR veut soutenir fermement les institutions démocratiques et faire en sorte que les Togolaises et Togolais, partout où ils sont sur le territoire national, cultivent l’unité et la fraternité entre eux. C’est beaucoup plus une marche citoyenne et républicaine », a-t-il martelé.

Pour le militant Bawara, le parti au pouvoir ne pourrait ne pas être sensible lorsque les valeurs d’unité et de fraternité sont mises à mal dans le pays par une frange de la classe politique.

À cette occasion, le natif de Doufelgou a réaffirmé l’engagement de sa formation politique à réaliser les réformes exigées de façon global et dans un esprit consensuel.

Il faut rappeler que le Parti national panafricain (PNP) de Me Tikpi Atchdam, le Combat pour une alternance politique en 2015 et le Groupe des 6 avaient eux aussi, appelé mardi leurs militants à une démonstration de force dans les rues de Lomé les 30 et 31 août prochains pour disent-ils, exiger la libération « immédiate et sans condition » des personnes arrêtées lors des manifestations du 19 août dernier, la mise en place d’une commission d’enquête chargée de situer les responsabilités et de traduire en justice les auteurs et les commanditaires des violences des 19 et 20 août 2017, l’arrêt « immédiat » des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et des responsables du PNP, l’arrêt « immédiat » à l’entrave à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation, le retour à la constitution originelle du  14 octobre 1992 et la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote pour les étrangers.

A.Y.

Le président national de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre, après avoir écourté son séjour en Europe, a regagné Lomé mercredi en début de soirée. Dans une interview accordée au confrère Togovision.com, il a dévoilé le mot d'ordre en vigueur pour en finir définitivement avec le régime RPT-UNIR. Bonne Lecture!

 
Togovision : Monsieur le président bonsoir, Sûrement vous étiez à l’étranger, vous avez appris les derniers développements de l’actualité togolaise. Vous avez écourté votre voyage, vous êtes de retour à Lomé. Quelles sont vos impressions par rapport à tout ce qui s’est passé pendant votre absence ?

Jean-Pierre Fabre : Je n’ai pas été surpris par ce qui s’est passé au Togo, parce que nous avons nous-mêmes été plusieurs fois victimes de la violence que le RPT-UNIR, le gouvernement a exercé sur les populations de Sokodé samedi 19 août dernier. J’ai dû écourter mon séjour, tout le programme que j’avais élaboré en Europe sur les Etats Unis. Je suis rentré pour me mettre à la disposition des populations togolaises, pour contribuer de manière déterminante à la grande mobilisation populaire qui va permettre de mettre fin au cauchemar de ce régime RPT-UNIR qui brime les populations togolaises depuis un demi-siècle.

Vous avez suivi tout ce qui s’est passé et maintenant que vous êtes au pays, quelle sera la suite ?

Tout le monde connais notre détermination à mobiliser. J’ai toujours dit que le pouvoir ne peut rien contre les populations togolaises, si elles se lèvent réellement et disent non aux dérives du RPT-UNIR. Mon rôle en tant que président du parti et leader de l’opposition, c’est de mobiliser les populations. Nous avons déjà commencé le 03 août dernier, nous avons fait une très grande manifestation. Nous avons un programme de mobilisation, il suffit d’accélérer ce programme. Maintenant, il faut rassembler l’opposition. Je crois que mes collègues, surtout du CAP 2015 se sont attelés à cela, je vais continuer ce qu’ils ont commencé. 

Rassembler l’opposition, c’est-à-dire, vous savez qu’au Togo beaucoup se proclament de l’opposition sans y être, donc nous allons rassembler ceux qui sont réellement de l’opposition pour mobiliser les populations togolaises pour mettre fin à ce cauchemar du régime RPT-UNIR. 

Beaucoup pensent que la rue n’a pas payé. Et on a vu ce qui s’est passé samedi dernier, quel sera le mot d’ordre que vous avez à lancer ?

Le message c’est la mobilisation, c’est la rue. Vous savez, beaucoup pensent que la rue n’a pas payé. Il y a deux choses à faire face à un régime dictatorial. Où vous vous aplatissez devant l’arbitraire, où vous vous tenez debout. Se tenir debout, c’est mobiliser la rue. Et c’est démocratique. On n’a pas dit qu’on va exercer la violence, on va mobiliser la rue pour protester contre le refus du régime RPT-UNIR de mettre en œuvre les réformes dont la grande exigence aujourd’hui est le retour de la Constitution de 1992. Moi, je ne suis pas défaitiste, quand je suis dans un combat, je continue le combat jusqu’à la victoire. Je ne dis pas que j’ai perdu mon temps ou que je suis fatigué. Certains peuvent le faire, mais nous autres, qui affrontons ce régime depuis très longtemps, nous ne cesserons de le combattre, nous irons jusqu’à la victoire finale.

Aujourd’hui vous êtes au pays, vous allez faire bouger tout le peuple togolais dans un grand ensemble comme cela s’est passé la fois dernière ?

Oui, c’est mon devoir. Je crois que nous avons une capacité de mobilisation importante et nous allons la mettre à la disposition de l’opposition. 

Je vous remercie.

Réalisée par Justin Anani

La consigne donnée mardi par les partis membres du Combat pour l’Alternance Politique (CAP) en 2015 et le Parti National Panafricain (PNP) appelant à cesser toutes les activités économiques sur toute l’étendue du territoire ce vendredi 25 août 2017, de 6 heures à 18 heures, est en train d’évoluer avec l’entrée en scène d’un nouvel acteur, le Groupe des 6.

Il y aura bel et bien ce vendredi, une journée de « recueillement et de prière » pour le repos des âmes des personnes disparues lors des manifestations de rue du 19 août dernier. Cependant, ce sera plutôt « un recueillement individuel » de « 6 heures à 12 heures », contrairement à ce qui avait été préalablement annoncé mardi par le CAP 2015 et le PNP.

« Suite à la conférence de presse du 22 août 2017, et en réponse aux attentes des populations togolaises, CAP 2015, le Groupe des 6 et le PNP se sont concertés ce mercredi 23 août 2017 et ont convenu d’opérer une jonction des forces pour faire aboutir la lutte de libération du Togo », a appris l’Agence de presse Afreepress à travers un communiqué de presse rendu public par ces trois entités qui annoncent les actions suivantes : « vendredi de 6 heures à 12 heures, recueillement individuel à domicile. 12 heures 30 minutes, messe en l’Eglise Christo Resorto de Hedzranawoé et 13 heures, prières musulmanes », font-ils savoir.

Ces trois forces appellent en outre à des manifestations les 30 et 31 août prochains à Lomé pour exiger, disent-elles, la libération « immédiate et sans condition » des personnes arrêtées lors des manifestations du 19 août dernier, la mise en place d’une commission d’enquête chargée de situer les responsabilités et de traduire en justice les auteurs et les commanditaires des violences des 19 et 20 août 2017, l’arrêt « immédiat » des persécutions, des arrestations, des poursuites et des violences à l’encontre des militants et des responsables du PNP, l’arrêt « immédiat » à l’entrave à l’exercice du droit constitutionnel de manifestation, le retour à la constitution originelle du  14 octobre 1992 et la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote pour les étrangers.

A.Y.

Le ministre de la Justice, Puis Agbétomey a rendu public mercredi, le chiffre « réel » des personnes appréhendées en marge de la manifestation du 19 août dernier, organisée par le Parti national panafricain (PNP) dans cinq villes du pays. Au total, a annoncé le ministre de la Justice, 81 personnes ont été interpellées dans les villes où la manifestation s’est tenue.

Parmi elles, soixante-six personnes ont été placées sous mandat de dépôt pour la suite de l’enquête et accusées de diverses charges à savoir : délits de rébellion, destruction volontaire, voie de fait, détérioration et dégradation de biens publics et privés. Quinze autres ont été remises en liberté pour « insuffisance de charges ».

Le ministre Agbétomey a, en outre remis en cause les chiffres de 250 personnes arrêtées lors de ces mouvements. Un chiffre avancé par l’opposition togolaise qui réclame la « libération sans condition » de ces détenus. « Il apparaît en outre, que contrairement à certaines allégations faisant état de deux cent cinquante (250) personnes interpellées dont certaines seraient placées dans des lieux inconnus et soumises à la torture, on dénombre plutôt soixante-six (66) personnes interpellées sur toute l’étendue du territoire et toutes détenues dans des lieux de détention connus », il-t-il indiqué à l’occasion d’un point de presse qu’il tenu à son cabinet à Lomé.

Le Garde des Sceaux a pour finir, mis en garde la population contre les diffusions d'informations et d'images « fausses » attribuées au Togo, les appels à la guerre, la diffusion de fausses nouvelles et des dénonciations calomnieuses. Ces faits sont des infractions qualifiées de provocation à la commission de crime et délits et passibles de sanctions pénales, a-t-il fait savoir.

A.Y.

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Citation Proverbes africains

  • Si tu es neutre en situation d'injustice, c'est que tu as choisi le coté de l'oppresseur 

    Desmond TUTU