une étude évalue les pots-de-vin à 10 milliards F Cfa

par 24 heureinfo

97,4% des togolais victimes ou témoins des cas de corruption  sont réticents à les dénoncer, selon une étude présentée jeudi à Lomé par la haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA). Les raisons évoquées se résument à la perception de la corruption et l’inaction des institutions de répression.

D’après les personnes interrogées, la corruption est devenue une «  pratique courante » et « payer ou offrir des cadeaux à des fonctionnaires » reste une chose normale.

Malgré la création des organes de lutte contre le fléau et les bonnes intentions affichées par les gouvernants, la répression peine à suivre. De fait, les citoyens dénoncent « l’inaction des services habilités à lutter contre la corruption et l’impunité ». 

 
 

Sur une année, l’étude évalue à 10  milliards F cfa, le montant total cumulé des pots-de-vin versé aux agents de la fonction publique, toutes catégories confondues.

« La corruption effrite la démocratie et produit un cercle vicieux en sapant les institutions démocratiques. En effet, plus ces institutions sont faibles, moins elles sont en mesure de contrôler la corruption », avait déclaré en 2019, Patricia Moreira, directrice générale de Transparency International, appelant à un redoublement d’efforts pour renforcer les freins et contrepoids et protéger les droits des citoyens.

Le classement 2020 de Transparency International a classé le Togo en matière de corruption parmi les mauvais élèves. Sur 180 pays touchés par cette étude, le Togo occupe la 130è place avec une moyenne de 29 sur 100. Le pays était classé 129è au classement de 2018.