l’ONIT pointe son collimateur sur 2 routes nationales, apprécie et recommande

par Global Actu

L’Ordre national des ingénieurs du Togo (ONIT) a entamé une série de visites des grands chantiers de travaux et construction. Mercredi et jeudi derniers, des missions de contrôle conduites par son président, ont visité les travaux de réhabilitation des routes nationales n°2 (Lomé-Aného) et n°5 (Lomé-Kpalimé).  A la fin de la mission, on constate que les travaux avancent globalement bien sur les 2 axes, même si ce n’est pas de la même façon de part et d’autre.

La réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé longue de 120 km, est exécutée par l’entreprise EBOMAF. Quant à la réhabilitation de la nationale n°2, notamment son dédoublement qui va d’Avépozo à Aného, les travaux sont confiés à 2 entreprises, notamment China Road Bridge Corporation (CRBC) sur 10 km, allant d’Avépozo à Togokomé (Lot 1) et à l’entreprise SOROUBAT sur 20 km, allant de Togokomé à Aného (Lot 2). 

Selon le président de l’ONIT, Dammipi Noupokou, la visite de ces 2 grands chantiers contenus dans le Plan national de développement (PND), coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de l’ingénieur (JMI) ce 4 mars et  a permis à l’ordre de constater l’état d’avancement des travaux, leur qualité et de s’informer sur tous les travaux qui se déroulent dans le pays.

« Nous nous sommes rendus compte que c’est un travail de professionnel qui se fait, un travail sérieux qui prend en compte les aspirations de la population, les voies sont assez larges dans des zones où nous avons 2X3 dans chaque sens ou 2X2 voies. Cela prend en compte la nécessité de rendre fluide la circulation dans le Grand Lomé. Nous nous sommes aussi rendus compte que les questions d’assainissement ont été particulièrement pris en compte et des travaux importants d’ouvrage de retenue d’eau et d’évacuation même de ces retenues ont été réalisées ou en cours de réalisation, ce qui également prend en compte les aspirations de la population », a-t-il déclaré, à la suite de la visite de la route nationale n°5.

Nayadjakina Amah, DG des travaux publics a aussi apprécié ce qui se fait sur cette route nationale. « Aujourd’hui, nous avons apprécié l’évolution des travaux en cours. Nous estimons que les travaux avancent au rythme qu’il faut, malgré le problème de libération d’emprise qui est en cours et les réseaux des services concédés en cours de déplacement », a-t-il ajouté.

Il faut dire qu’à la fin de la réhabilitation de cette route, on aura une route en 2×3 voies du tronçon Todman à Zanguera, long de 10 km, en plus d’un espace riverains, d’un espace pour les véhicules légers et un couloir bus, en 2×2 voies sur le tronçon Zanguera-Noépé (8km) et en une chaussée de 2 fois une voie de 10 m entre Noépé et Kpalimé, longue de 91 km. Le projet intègre aussi la construction de 3 bassins de rétention d’eau à Todman, Ségbé et Adidogomé.

De façon additionnelle, ce projet pourrait afficher un échangeur et un passage piéton pour rendre, d’après  Cissé Ousmane, chef de la mission de contrôle route Lomé-Kpalimé, le projet beaucoup plus confortable.  

« A la date d’aujourd’hui, les travaux ont reçu quelque non-conformités corrigées sur place par l’entreprise, compte tenu de l’aspect regardant de la mission de contrôle. Les travaux sont à 27% d’avancement des travaux contre 23% de délai consommé, soit un avancement sur leur planning de 35 jours », a-t-il lancé.

Selon lui, il reste beaucoup à faire. Les travaux de l’agglomération qui s’étendent sur 10 km sont beaucoup plus compliqués que la rase campagne, précise-t-il. A ce dernier niveau, a-t-il poursuivi, il faut maîtriser la circulation, maintenir le trafic puisque c’est une zone un peu accidentée.

« Ce qui va amener l’entreprise à mettre des mesures de sécurité plus accentuées en tenant compte aussi des mesures de sauvegarde environnementale et des mesures sécuritaires sur le projet », a-t-il conclu.

Pour ce qui concerne la nationale n°2 dont le dédoublement est financé par la Banque islamique de développement (BID), sa réhabilitation et sa modernisation devraient faciliter le transport et le transit en direction et en provenance des pays le long du corridor Abidjan-Lagos.

Pour ce qui est du lot n°1 (rond-point Avépozo-Togokomé) long de 10 km, les travaux se déroulent globalement assez bien, dit-on.

« Nous sommes au niveau du terrassement. Les préfabrications ont commencé. Ces travaux sont assez perturbés par la circulation dense mais avec les mesures de circulation, tout se passe plus ou moins bien, bien que les usagers ne soient pas trop attentionnés et ne respectent pas les limitations de vitesse. Par rapport au planning initial de l’entreprise, on accuse du retard dû à la pandémie de Covid-19. Les travaux ont démarré courant février 2020. Mais ils disent prendre des dispositions pour résorber ce retard », a narré Paul Akounona, DG du cabinet Deco IC, membre de la mission de contrôle Lot 1.

Avec les recommandations faites par l’ONIT, notamment le renforcement des équipes et des matériels, les travaux pourraient tenir dans le délai d’exécution qui est de 24 mois.

S’agissant des travaux du lot 2 (Togokomé-Aného) long de 20 km, les travaux sont constitués de 2 composantes, notamment la composante routière qui consiste à la réhabilitation de la route sur 20 km et une composante appelée aménagement connexe constitué de la réhabilitation de plusieurs  infrastructures socio-sanitaires (lycée d’Aného, centre multi fonctionnel à construire pour la ville d’Aného, un marché pour Agbodrafo et Baguida, la réhabilitation du centre de santé d’Agbodrafo, la clôture du parking gros porteurs d’Aného).

Ici, les travaux ont démarré depuis 13 mois pour un avancement physique d’à peu près 23% pour une prévision de 34%, soit un retard de 11%.

« La cause essentielle du retard est la pandémie du Covid-19. Le chantier a démarré en début du Covid-19 et jusqu’à présent, nous sommes sous l’influence négative de cette pandémie. En dehors de cela, il y a le déplacement des réseaux qui pose de sérieux problèmes malgré l’effort consenti par l’administration. Nous faisons face à quelques empêchements, principalement dans la ville d’Aného où les terrassements sont arrêtés il y a plus d’un mois, faute de libération totale de l’emprise », a indiqué Allaye Tamboura, chef de la mission de contrôle lot 2.

Globalement, l’ONIT a apprécié l’avancement des travaux en cours en souhaitant que la continuation se fasse dans le respect de l’éthique et de la déontologie requises par la profession d’ingénieur qui est désormais réglementée par la loi n° 2020-004 du 20 mars 2020. Il a vivement encouragé les entreprises sur le tronçon Avépozo-Aného à tout mettre en œuvre pour rapidement rattraper le retard accusé afin d’achever le chantier dans les meilleurs délais et éviter plus de désagréments aux populations riveraines et aux usagers de cette route.

Pour rappel, l’Ordre national des ingénieurs du Togo (ONIT) a été mis en place le 29 septembre 2018, suite à la première Assemblée générale des ingénieurs du Togo.