Les consommateurs toujours victimes de pratiques ‘’anormales’’ au Togo

par Afreepress

Les tarifs des forfaits voix et data sont très élevés au Togo par rapport aux pays de la zone UEMOA. C’est en tout cas, ce que relève à nouveau, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à travers un communiqué rendu public, mercredi 4 mai 2022.

Selon l’ARCEP, cette pratique ‘’anormale’’ se poursuit malgré les recommandations faites aux deux opérateurs du pays l’obligation qui leur est faite de pratiquer des tarifs plus ‘’justes et raisonnables’’.

“Cinq (05) mois après la refonte tarifaire de Moov Africa Togo, Togo Cellulaire vient d’opérer la sienne qui fait apparaître les constats ci-après : En entrée de gamme, les tarifs des offres data qui sont parmi les plus élevés de la zone UEMOA sont restés inchangés. En conséquence, en se référant au prix unitaire par unité de temps (PUUT), les consommateurs à faibles revenus continuent de payer jusqu’à 500 fois plus cher leurs communications data que les autres. En moyen de gamme, les tarifs ont connu une baisse moyenne de 10,3% pour les forfaits voix, 4,1% pour les forfaits mixtes et 28,8% pour les forfaits data (notamment avec l’augmentation du volume du forfait data de 5 000 F CFA qui passe de 2 Go à 4 Go).

En haut de gamme, les modifications se résument à l’introduction de deux (2) nouvelles offres de 10.000 F CFA et 25 000 F CFA pour les forfaits data”, relève l’ARCEP dans sa note.

L’institution fait aussi savoir que le prix unitaire de l’offre de 25 000 F CFA est curieusement plus élevé de 33% que celui de l’offre pré existante de 15 000 F CFA.

La refonte tarifaire opérée par Moov Africa Togo en novembre 2021, a aussi maintenu ses tarifs en entrée de gamme, très élevés et quasi-identiques à ceux de Togo Cellulaire, regrette l’ARCEP qui précise que seuls les tarifs en moyen et haut de gamme de Moov Africa ont connu une baisse, respectivement de 32% pour les forfaits mixtes et de 45% pour les forfaits voix.

Tout en saluant la dynamique baissière amorcée par les deux opérateurs de téléphonie mobile sur les tarifs des offres en moyen et haut de gamme, l’ARCEP dit regretter que les tarifs en entrée de gamme qui concentrent les offres les plus utilisées par les consommateurs à faibles revenus, restent toujours élevés.

“Plus globalement, ces refontes tarifaires ne sont pas encore à la hauteur des attentes exprimées par l’ARCEP suite à ses précédentes analyses”, précise l’institution.