Chute du baril de pétrole : MMLK exige la révision du prix à la baisse

par Togoscoop

Les cours du pétrole ont chuté lourdement en Asie ce lundi matin après que l'Arabie saoudite eut décidé de baisser ses prix à la livraison, en raison de l'échec de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de ses alliés à se mettre d'accord pour soutenir les cours. C’est le niveau le plus bas depuis février 2018. Cette baisse est aussi accentuée par les inquiétudes sur l'impact de l'épidémie de coronavirus sur la demande en brut. L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, prévoyait d’augmenter sa production de brut à plus de 10 millions de barils par jour le mois prochain.

Dimanche, le contrat à échéance en mars du baril de Brent chutait de 21% à 35,77 dollars soit en dessous de 50 dollars.  

Cette baisse du cours du pétrole sur le marché international a interpellé le Mouvement Martin Luther King-La voix des sans voix (MMLK) d’autant plus que depuis 19 mars 2019, date de la dernière augmentation des produits pétroliers au Togo, le prix est demeuré statique. 

Pour le Mouvement du Pasteur Edoh Komi au moment où le gouvernement augmentait le prix des produits pétroliers, la tendance était déjà à la baisse sur le marché international. Mais aujourd’hui que, « le prix du baril ait nettement chuté et est en dessous de 50 dollars, ce qui nécessite une diminution des produits pétroliers à la pompe », le bon sens voudrait que le gouvernement répercute cette baisse sur le prix à la pompe. Malheureusement, rien n'est fait au Togo où les prix sont toujours restés inchangés, souligne le communiqué.

 

C'est un droit pour les consommateurs et rien ne justifie le maintien des prix actuels, poursuit le Pasteur Edoh qui demande instamment la révision à la baisse des prix des produits pétroliers à la pompe en rapport à la chute indéniable du prix du baril à l'international.

 

Francine DZIDULA