Sextape au Togo : des élèves arrêtés par la gendarmerie nationale

par 24 heureinfo

La gendarmerie nationale a interpellé jeudi  16 juillet une centaine d’élèves identifiés dans les vidéos érotiques qui ont circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux.  Les informations indiquent qu’ils seraient soumis à des interrogatoires au Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC).

Quatre vidéos tournées dans certaines écoles de Lomé mettent en scène  des élèves  dans leur uniforme s’adonnant à des fellations, exhibitions des fesses, des seins notamment. Des actes qui ont choqué la toile. face aux interpellations, le gouvernement  s’est saisi de l’affaire.

« C’est avec pétrification que j’ai aussi découvert ces images qui sont à la limite scandaleuses. Nous avons réussi à identifier ces écoles et des procédures sont enclenchées pour que les responsabilités soient situées », a réagi le ministre des enseignements primaire et secondaire Atcha-dédji Affoh.

 
 Dans cette affaire, requalifiée en dépravation des  mœurs le gouvernement compte sanctionner les auteurs pour décourager d’autres candidats.  “Ça nous a écœurés et c’est inadmissible, c’est une dépravation des mœurs. On ne peut pas laisser tomber cette affaire, nous allons sévir. Si on a tenu à faire le tour de ces établissements, c’est que pour nous ces élèves doivent être sanctionnés”,  a insisté le ministre à la fin d’une récente tournée dans les établissements identifiés.

« Excuses et pardon »

Mercredi dans une vidéo, les élèves du Collège NDE, l’une des écoles participantes ont présenté les excuses au gouvernement, à leur direction, à l’église catholique…

« Nous reconnaissons  avoir participé à la réalisation d’une des vidéos odieuses, virales qui ont circulé sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Ayant pris conscience de la gravité de cet acte ignoble, nous présentons nos sincères excuses et nous demandons pardon à la direction du Collège, à la direction nationale diocésaine de l’enseignement catholique, au gouvernement togolais, à notre ministre tutelle, à tous les catholiques, aux parents aux camarades… », déclare la porte-parole des auteurs.