Le PPT présente la situation de la presse en 2021

par Afreepress

Selon le Patronat de la presse togolaise (PPT), la liberté de la presse n’a pas été à son meilleur au cours de l’année 2021.

« L’année, 2021 a été un soubresaut pour toute la presse togolaise. Cela a commencé d’abord par le retrait de récépissé à notre confrère, Carlos KETOHOU et ça s’est terminé par l’incarcération de deux journalistes », a déploré le président du PPT, Isidore Akolor qui était face à la presse, lundi 17 janvier 2022 pour présenter le bilan 2021 du secteur de la presse privée au Togo.

Le tableau tel que présenté par le PPT est sombre. Et pour améliorer la situation, Isidore Akolor et les autres membres de cette association, proposent une révision du Code de la presse en vigueur dans le pays.

« L’article 03, par exemple, écarte les réseaux sociaux du code de la presse. Ce qui fait que tout journaliste qui commet un délit de presse sur les réseaux sociaux est pénalisé conformément au code pénal. Ce que nous n’apprécions pas. Aujourd’hui, on ne doit plus emprisonner un journaliste pour des délits de presse », a déclaré le patron du PPT.

Concrètement, le patronat appelle à l’abrogation « pure et simple » des peines privative de liberté du nouveau code de la presse, notamment ceux contenus dans l’article 3 alinéas 2 et les articles 05 et 155.

Pour finir, le PPT lance également une mobilisation générale pour revoir à la baisse, les lourdes peines d’amende prononcées contre les journalistes.

le tribunal de Lomé bouclé avant l’audition de Ferdinand Ayité et Joël Egah

par 24 heureinfo

Placés sous mandat de dépôt vendredi 10 décembre,  les  journalistes Ferdinand Ayité et Joël Egah  ont été auditionnés mardi 14 décembre 2021 sur le fond de l’affaire de  diffamation, d’incitation à la haine contre l’autorité et d’outrage par le juge d’instruction. Mais, l’accès au tribunal a été un véritable parcours de combattant pour les citoyens, surtout les journalistes.

C’est sous haute surveillance que les journalistes sus-cités   et qui ont été rejoints par Isidore Kouwonou (placé sous contrôle judiciaire)  ont été amenés  chez le juge d’instruction dans la matinée. Et pour cause, tous les accès au Tribunal de Lomé furent bloqués par les forces de l’ordre et de sécurité : des barrières  ont été posées sur toutes les voies qui y mènent.

L’accès au palais de justice de Lomé est interdit. Tout passant, automobiliste, motocycliste ou piéton est stoppé par les agents.

Seuls ceux qui présentent leur carte nationale d’identité ont le droit de circuler. Mais encore faut-il que la profession de la personne présentant la carte nationale d’identité soit tout sauf : Journaliste.