Le PPT à la HAAC : la fermeture de ‘L’indépendant Express’ signifie chômage pour des journalistes

par Global Actu

Le Patronat de la presse togolaise (PPT) se dit indigné de la ‘lourde’ décision de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) relative au journal ‘L’Indépendant Express’. Pour cette organisation de presse, la saisine du tribunal de 1ère instance de Lomé aux fins du retrait du récépissé journal est ‘excessive’.

Atialo Sassou Akollor, le président de cette organisation et ses collaborateurs appellent l’autorité de régulation à revoir sa décision. Pour faire cette demande, le président PPT, témoin oculaire des échanges entre les responsables de la HAAC et Carlos Ketohou, le patron du journal en question, se dit fort de l’ambiance qui a prévalu lors de ces échanges.  

« Vu l’ambiance qui a prévalu lors des échanges, rien ne présageait la lourde sanction de la HAAC tendant à la fermeture définitive de l’entreprise de presse, avec pour corollaire, la mise au chômage de son personnel et des journalistes en cette période anxiogène de la Covid-19 », lance le PPT.

Grande amertume et indignation, tels sont les états ressentis lors de la prise de connaissance de cette décision de la HAAC.

Le PPT dit reconnaître que la HAAC affiche une volonté de collaborer avec la presse privée. Cependant, il dit constater des sanctions ‘en cascade’ à l’endroit des médias indépendants. Le PPT rappelle à la HAAC que sa mission primordiale, au-delà de la régulation, est de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse.

Il faut rappeler que le processus de sanction lancé contre ce journal, vient à la suite d’un article publié avec pour information de fond le vol de cuillères dorées par deux femmes ministres lors d’une manifestation festive d’une institution financière.

Carlos Ketohou, le patron de ce journal, a été cueilli chez lui nuitamment par des forces de l’ordre. Il aura passé 4 nuits et 3 jours en tout à l’Antigang et au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie nationale avant d’être libéré