Arimiyao TCHAGNAO : « Le Togo demeure un des rares pays lors des émissions-débats radio et télé, les journalistes peuvent exprimer librement leurs pensées sans risque d’être inquiétés”

par Afreepress

Le Conseil national des patrons de presse (CONAPP) est interpellé par les polémiques concernant le nouveau Code de la presse et de la communication et certains de ses articles.

Dans un communiqué rendu public le 21 janvier 2022, le CONAPP se prononce sur cette demande et promet d’entreprendre des démarches auprès des institutions de la République, dans le but d’améliorer ce qu’il y a à améliorer.

Le nouveau Code de la presse et de la communication, “fruit d’un travail inclusif de tous les acteurs (organisations professionnelles de presse, gouvernement et HAAC) a été voté à l’Assemblée nationale le 30 décembre 2019 et promulgué le 7 janvier 2020. Deux ans après sa mise en œuvre, les organisations de presse dans leur ensemble, constatent que certains articles, notamment l’alinéa 2 de l’article 3, l’article 5 relatif à la presse en ligne et l’article 156, ont échappé à leur vigilance. Sur la base de ces articles, des journalistes ayant animé une émission sur un réseau social, ont été récemment arrêtés et poursuivis sur la base du droit commun. Au regard de cette situation, le CONAPP, organisation patronale des médias la plus représentative du pays, juge impérieux de renouer le dialogue avec les mêmes partenaires que sont, le ministère de la Communication, la Haute autorité de l’audiovisuel et la communication ainsi que le ministère en charge des institutions de la République et de la citoyenneté, dans le but d’aller vers une relecture des articles incriminés en vue d’assurer une meilleure protection juridique de tous les professionnels des médias”, relève l’organisation.

Pour finir, le CONAPP note que le Togo “demeure un des rares pays où lors des émissions-débats radio et télé, les journalistes peuvent exprimer librement leurs pensées sans risque d’être inquiétés”.

“Le bond de 10 places pour se hisser à la 76ᵉ place sur 180 pays dans le classement RSF de 2019, est une preuve tangible que la liberté de presse et d’expression est une réalité sur la terre de nos aïeux. Le CONAPP s’engage résolument à continuer de travailler de concert avec les partenaires, en synergie avec les autres organisations de presse, afin de tracer les sillons d’une révision du code de la presse et de la communication sans verser dans les invectives et la défiance de l’autorité. Enfin, le CONAPP invite l’ensemble des journalistes à faire davantage preuve de responsabilité, à respecter l’éthique, la déontologie et tous les textes en vigueur qui régissent notre profession”, précise le communiqué.