La succession de sanctions, une entorse à la liberté de la presse, selon l’UPF-Togo

par Global Actu

La suspension par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) de 3 journaux togolais, continue de faire réagir. La section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Togo) ne fait pas dans la langue de bois. Pour cette organisation, le président de l’autorité, Pitalounani Telou et ses collègues doivent revoir leur copie.

Cette succession de sanctions, selon Loïc Lawson, président de l’UPF-Togo, est inquiétante et crée 2 situations inacceptables.

« La succession de ces sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyens à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du Covid-19 », écrit M. Lawson.

Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires,  soutient l’Union, il y a cependant une piste de solution. « Il demeure possible pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la HAAC par l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy », précise-t-elle.

L’UPF-Togo dit compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération.

« Aussi bien les membres de la HAAC que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles. Entre professionnels de la communication, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. L’UPF-Togo y convie toutes les parties », écrit Loïc Lawson.

Pour rappel, la HAAc a sanctionné les journaux ‘Liberté’, ‘LAlternative’ et ‘Fraternité’. Les 2 premiers ont écopé respectivement d’une sanction de 2 semaines et de 2 mois de suspension, suite à une plainte formulée contre eux par l’ambassadeur de France au Togo.

Le 3ème a été sanctionné dernièrement d’une suspension de 2 mois pour une publication connexe aux 2 premières sanctions.