Il S’appelle Fofo, Il Chante Hihea !

par Super User

Fofo !, c’est le ²grand frère² au Togo. Il arrive à Lomé avec « Hihéa », un mini album de 7 chansons, un mélange de sonorités togolaises avec des touches modernes jouées sur des textes en mina ou akposso (langues locales togolaises) et en français.

« Quand je fais de la musique, je me retrouve ! », confie Fofo. Il s’est en effet retrouvé dans la cour des grands. Il a un temps chanté, comme d’ailleurs tout nom de la musique en Afrique, dans les concours inter scolaires.

D’un coup, son talent a dépassé le cadre togolais il y a 16 ans lorsqu’il se mesurait à d’autres révélations africaines pour le prix découvertes rfi -c’était en 2006. « C’est une initiative louable qui m’a remis à ma place » dira–t-il des années plus tard en se confiant à radio Gameli.

Plus tard, Fofo a chanté sur les mêmes scènes que Sassou Koudou et même avec Agboti Yawo Mawuéna, le prolifique doyen de la chanson togolaise, tous deux très connus sur les scènes en Afrique, en Europe, en Amérique et au-delà.

Sur le nouveau mini album de Fofo sorti en France depuis quelques jours, on y découvre une collaboration titrée « Espoir » avec le très respecté Dieudonné Willa un autre talent qu’on ne présente plus au Togo. De cette collaboration, un des titres phares du mini album Hihéa, Fofo dira :

Radio Gaméli : Qu’est-ce qui a motivé le choix de cette collaboration ?

Fofo Agnidoté : C’est surtout le message que véhicule cet artiste dans ces chansons, et principalement une de ses chansons titrée ²Chemin tracé². Vous n’ête pas sans avoir que Dieudonné Willa est un non-voyant. Et malgré son handicap il ne se laisse pas abattre. Il a cette force, cette capacité de pouvoir passer des messages qui réconfortent.

RG : Hihéa ! C’est en langue mina ou éwé. C’est l’environnement, c’est le monde, c’est l’univers. C’est ça ?

FA : Oui, Hihéa, c’est dame nature, c’est l’univers. C’est ma force. Voilà. [Rire].

RG : Pourquoi avoir choisi la France pour le lancememnt d’un album chanté en mina et akposso principalement ?

FA : La France c’est mon pays d’accueil. Je vis en France. L’idée de lancer mon EP (mon mini album) ici, c’était déjà par ce que j’avais un concert que j’ai fait avec le doyen Agboti Yawo Mawuéna, et dans la foulée j’ai profité pour lancer cet album-là, dans l’euphorie de ce concert. [Rire].

RG : Qu’avez-vous gardé comme impression après votre participation au prix découvertes rfi ? Des regrets ? Quelle expérience ?

FA : C’est déjà que l’inititive d’avoir des concours de ce genre est louable et à soutenir. Ça m’a remis à ma place, parce qu’on découvre d’autres talents. Si on est dans notre chambre, on chante on pense qu’on est les meilleurs. Avec la participation à ses concours on découvre les niveaux d’autres concurrents. Et pour une personne intelligente, on ne reste pas sur ses acquis, mais on travaille pour aller au-delà des autres. C’était une bonne expérience et je n’ai pas de regrets du tout. [Rire].