Faire du sport pendant un rhume : bonne ou mauvaise idée ?

par Santé-education

Certaines personnes essayent de combattre « le mal par le mal » et se précipitent à la salle de sport dès les premiers signes de maladie. Cette habitude est-elle vraiment efficace ? Peut-on éliminer un virus en transpirant ?

En effet, l’exercice peut aider à aller mieux. Lorsqu’on bouge, le corps libère des endorphines qui améliorent l’humeur. Par ailleurs, passer du temps dans une douche chaude, peut débarrasser de la congestion sur le court terme, car l’air humide aide à dégager le mucus.

Un entraînement léger

La mauvaise nouvelle est que ces effets bénéfiques sont passagers. Dès le retour sur le canapé, on risque de remarquer les mêmes symptômes qu’on a essayé d’éviter. Des études ont prouvé que l’inhalation d’air chaud, n’a aucun effet antivirus. Et le fait de transpirer est un simple processus qui permet de réduire la température corporelle, notamment en cas de fièvre élevée. La sueur protège donc contre l’épuisement provoqué par la chaleur, mais n’élimine ni le rhume, ni la grippe.

Il y a tout de même une bonne nouvelle : si le rhume est léger, et même s’il n’aide pas forcément à récupérer, le sport reste accessible. Bien que la prudence soit de mise, on peut faire de l'exercice si la plupart des symptômes se manifestent au-dessus du cou (nez qui coule, éternuements, maux de gorge et pas de fièvre). Travailler de 50 à 70% de l’effort habituel en pratiquant un entraînement cardiovasculaire régulier comme la course lente.

Si on a de la fièvre et des symptômes qui concernent la poitrine, comme une toux grave et une respiration sifflante, se recoucher et rester dans le lit jusqu’à guérison complète, au risque de développer une bronchite ou une pneumonie.