L’objectif recherché par l’OMS est l’accès aux vaccins à tous

par Togotopnews

Certains pays développés à l’instar de l’Israël ont décidé d’administrer une troisième dose de vaccin anti Covid-19 pour renforcer l’immunité de leurs citoyens face aux nouveaux variants.  Cette décision pourra agir sur l’accès aux vaccins sur le plan mondial et surtout au niveau du continent africain. C’est l’analyse faite par un expert de l’OMS lors de la  71ème  session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique qu’a abrité virtuellement le Togo du 24 au 26 août 2021.

Cette option de troisième injection, désignée sous le terme « rappel » fait réfléchir l’Organisation mondiale de la santé.  Selon le Dr. Richard Mihigo, coordinateur du programme de vaccination et de développement des vaccins au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, quelques indications ont montré une baisse d’immunité après quelques mois de la prise des deux doses. Toutefois,  dit-il, il est trop tôt d’approuver l’administration d’une troisième injection et  « Cela risquerait de réduire l’accès aux vaccins pour les populations africaines et avoir un impact sur les résultats, le nombre de décès ».

En effet, l’objectif recherché par l’OMS est l’accès aux vaccins à tous. C’est en ce sens qu’elle s’active pour trouver des stratégies adéquates pour  mettre un terme à « cette iniquité qui existe dans la riposte pandémique » au niveau mondial.

Le vaccin Astrazeneca est efficace contre le Covid-19

Beaucoup de rumeurs circulent quant à l’inefficacité du vaccin suédo-britannique, Astrazena. Au niveau de l’OMS on rassure. Selon la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, il n’est pas vrai que l’efficacité du vaccin Astrazeneca est faible.  « On a eu des données lors des essais cliniques. Après deux doses, Astrazeneca est un vaccin très efficace. Continuer le vaccin avec lequel vous avez commencé et éviter de combiner des vaccins différents », a-t-elle souligné. Et de  préciser que le vaccin quel qu’il  soit n’empêche pas la contamination au virus mais protège contre les formes graves de la  maladie et le décès.

Une affirmation appuyée par le ministre de la santé du Togo, le Prof. Moustafa Mijiyawa.  « Depuis quelques semaines, les décès surviennent surtout chez des non vaccinées alors que lorsque la pandémie avait commencé, on constatait que c’est surtout  les gens de plus de 50 ans avec des commodités cancer, diabète, hypertension, tuberculose, insuffisance rénale… qui décédaient. Par ces éléments, nous disons que les vaccins  que nous avons utilisés sont efficaces », a-t-il dit pour sa part.

Une stratégie vaccinale acquise avec l’expérience des autres épidémies

Le coronavirus n’est pas la première épidémie,  à laquelle fait face le continent africain surtout en ce 21ème siècleL’Afrique a hérité d’un système vaccinal développé  à travers le programme élargi de vaccination  qui a été mis à profit dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19. « De la même façon, nous avons tiré leçon des anciennes épidémies comme Ebola. On avait mis en place tout un système de prévention. Il s’est agi surtout de réactiver et de renforcer ce système », a renseigné le professeur Moustafa Mijiyawa.

Par ailleurs, à part l’Afrique du Sud qui produit au niveau continental le vaccin Johnson & Johnson, des réflexions se mènent avec l’OMS pour l’installation d’autres points de vaccination. Le Rwanda et le Sénégal sont déjà en négociation avec le pays de Nelson Mandela à cet effet.