Le Togo célèbre les journées mondiales de la contraception et des patients

par 24 heureinfo

Le ministère  chargé de la santé et ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) et le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) ont célébré mardi 2 novembre 2021 en différé à Lomé, la journée mondiale de la contraception et  celle de la sécurité des patients.

Commémorée chaque 17 septembre de l’année, la journée mondiale de la sécurité des patients instituée en 2019 par l’OMS vise à renforcer la participation du grand public à la sécurité des soins de santé et encourager l’action mondiale pour prévenir et réduire les préjudices évitables dans les soins de santé. L’édition de cette année 2021 est placée sous le thème,  « soins maternels et néonatals sans risque » avec comme slogan « Agir maintenant pour un accouchement sûr et respectueux ».

Selon la représentante résidente de l’Oms au Togo, Dr DIALLO Fatoumata Binta Tidiane,  la thématique vient à point nommé  parce que  chaque jour  environ 810 femmes meurent dans le monde  durant la grossesse ou l’accouchement de causes évitables liés à des soins inappropriés et  environ 7 000 nouveau-nés décèdent du fait d’une prise en charge inadéquate.

Au Togo, malgré les efforts visant à assurer cette sécurité aux patients, beaucoup reste à faire.  En atteste le décès en couche le 7 octobre dernier d’une femme au CMS de Wlétrivikondji à Lomé.

Pour la  journée mondiale de la contraception, célébrée chaque 26 septembre, elle a permis  aux autorités togolaise de faire la sensibilisation sur les différentes méthodes de régulation des naissances existantes et aider à faire des choix libres et éclairés en matière de santé sexuelle et reproductive. A cette occasion, le pays a procédé au lancement officiel du processus de réengagement  en planification familiale 2030.

Intervenant à cet effet, la représentant résidente  de UNFPA, Josiane YAGUIBOU  a   souligné que la planification familiale est un droit humain et non un contrôle de la population. Pour remplir ce droit, la population doit bénéficier d’informations correctes mais également d’une gamme élargie de choix des méthodes contraceptives, en ne laissant personne de côté.

Tout tant en encourageant les hommes  à accompagner  leurs femmes dans les formations sanitaires afin de faire le choix ensemble de la méthode et  bénéficier  des conseils et informations correctes pour éviter les rumeurs, la directrice de cabinet du ministre de la santé,  Midamegbe Akakpo a fait savoir  que les couples devraient mettre au monde des enfants qu’ils sont capables d’élever, ce qui leur permettrait de rester en bonne santé et de travailler pour leur propre développement et celui du pays.