il faut le port obligatoire du masque

par Santé-education

La pandémie du Covid-19 impose des mesures et barrières de protection dont le lavage des mains, la distanciation d’au moins 1 mètre entre deux interlocuteurs, le port du masque ou de la bavette. Pour cette dernière mesure, les indications des autorités permettaient juste le port de masque obligatoire aux médicaux et aux malades. La population d’une manière générale n’était pas encouragée au port de masque, « ce n’est pas utile » disent les spécialistes. « En réalité, on n’interdit pas aux populations de porter le masque, c’est plus une question de disponibilité en quantité suffisante qui conduit plusieurs pays à prioriser le masque pour les médicaux », a avoué une autorité.

L’expérience dans certains pays d’Asie

Hong Kong, Singapour, Taïwan, trois territoires asiatiques qui ont mis en place très vite des restrictions de voyage, des quarantaines, des mesures d’isolement et de distanciation et port du masque systématique.

A la date de ce 4 mars 2020, Singapour compte 1 114 cas 6 décès et 282 guérisons, Taïwan 348 cas et 5 décès pour plus de 23 millions d’habitants.  Des mesures que les pays d’Europe n’ont pas pu prendre surtout en ce qui concerne le port du masque. Aujourd’hui, c’est la catastrophe en Italie qui a 119 827 et 14 6 81 décès, la France 83 029 avec 6 520 décès. Le port de masque obligatoire est un élément hautement déterminant dans la limitation de transmission ou contamination communautaire. C’est pourquoi les analystes accusent les gouvernements français et américain entre autres d’avoir négligé le port du masque systématique dans le grand public, ce qui aurait contribué à la propagation du virus.  

Que l’Afrique ne commette pas l’erreur de l’Europe

Selon certaines recherches faites tout récemment, le Coronavirus pourrait se contaminer juste en se parlant. Ce ne serait pas seulement quand le malade tousse ou éternue que le virus peut être propulsé.  Les habitudes, la culture de l’oralité et du contact en famille, la promiscuité des habitations sont des facteurs qui peuvent servir de lit pour la propagation du virus en Afrique. C’est pourquoi, il urge que les autorités des pays africains décrètent le port du masque obligatoire. Au Togo, la population n’est pas encore confinée. Les gens vaquent à leur occupation dans la grande majorité et il est capital que chacun porte un masque. L’évolution du Covid-19, confirme déjà que la contamination communautaire est une réalité. Alors, s’il y a des mesures qu’on doit promouvoir et s’y investir, c’est le port obligatoire du masque ou de la bavette, le lavage des mains et éviter de porter la main vers le visage. Au Togo, les masques importés sont actuellement très chers et ne sont plus à la bourse de la grande majorité des populations. Si on s’en tient aux explications des médicaux, une personne doit porter entre 4 et 5 masques par jour avec un écart de 3 heures au plus, pour respecter la norme d’efficacité des masques. Le masque importé coûte en moyenne 400 F à Lomé, ce qui fait entre 1500 et 2000 F à débourser uniquement pour le masque par individu. C’est impossible pour les Togolais. D’ailleurs, il faut remercier les couturiers togolais qui très tôt, ont commencé par faire des productions locales de masques. Les spécialistes reconnaissent que ces masques locaux jouent jusqu’à un certain niveau une barrière non négligeable contre la transmission du coronavirus. Dès lors, le mot d’ordre doit être clair, « avant de sortir de sa maison il faut mettre obligatoirement le masque ».

Maintenant le grand défi, c’est la manière dont les gens utilisent leur masque. Le masque tiré sur le menton, posé uniquement sur la bouche, ou même carrément enlevé, mis en poche ou dans le sac et remis après, sont l’usage que font la grande partie des togolais de leur masque. Est-ce que cette manière d’utiliser le masque ne met pas en cause son rôle protecteur ? Comment porter son masque pour limiter réellement la contamination ou la transmission du virus ? Voici des questions sur lesquelles nous reviendrons dans un autre article.