Le Golfe 4 en guerre contre les rumeurs malveillantes

par icilome.com

Les autorités municipales du Golfe 4 réexpliquent devant les médias le contenu de leur courrier envoyé aux propriétaires des installations aménagées tout le long du littoral pour libérer les lieux parce qu’un projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest (WACA  ResIP-Togo) y sera exécuté.

L’information a suscité beaucoup de commentaires parfois désobligeants. Il s’agit d’une lettre que la mairie a envoyée aux occupants de la plage de Lomé leur intimant l’ordre de quitter les lieux parce qu’un projet y sera exécuté. La date butoir a été fixée au lundi 15 février 2021.

Ce même jour, la mairie du Golfe 4 organise une conférence de presse pour informer, expliquer, sensibiliser sur la nécessité de cette décision dite malencontreusement de déguerpissement. Alors qu’en réalité, c’est pour mettre en œuvre le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest. Objectif, renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques.

Ledit projet prévoit un meilleur assainissement, la création d’un observatoire du littoral suivi de la mise en place de de sept unités pilotes de transformation des produits locaux.

« La demande à quitter les plages se fait au Bénin, au Ghana, au Sénégal, au Nigeria, bref tous les pays concernés par ce projet. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’il nous a été dit que la gestion du littoral relève du Haut Conseil de la Mer et du préfet maritime. Ça veut dire simplement que nous, en tant que commune, nous demandons aux occupants de la plage de libérer les lieux en vertu des dispositions que 3 ministres ont prises », justifie Jean-Pierre Fabre, le maire de la commune du Golfe 4.

La délégation spéciale de la ville de Lomé, en son temps, avait donc autorisé des installations tout le long du littoral. Aujourd’hui, il n’est plus possible de l’accepter. D’où la promesse de trouver d’autres place à leurs occupants. « Nous prenons aujourd’hui l’antériorité de l’ancienne délégation de Lomé-commune et nous assumons les conséquences des actes posés par cette délégation », endosse Me Isabelle Ameganvi, première adjointe au maire.

Cette rencontre avec la presse est aussi une occasion pour les autorités municipales de montrer qu’elles adoptent une nouvelle approche dans leur méthode de gouvernance, d’expliquer à l’opinion ce qu’elles font et comment elles comptent moderniser leur ressort territorial.