le préfet de Kloto donne sa version sur les ‘portefeuilles magiques’ et prévient

par Super User

Depuis quelques jours, des informations circulent, faisant état de ce que des jeunes gens qui ont bénéficié des ‘portefeuilles magiques’ à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé), meurent en série. On ajoute même que cette mort en série a déjà touché 5 élèves du lycée de Kpodzi. Vérité ou intox ? L’information vient de faire réagir le préfet de Kloto.

Il est vrai, selon Kokou Assan, qu’il y a eu 2 décès au lycée de Kpodzi. Il s’agit d’un élève de la classe de Seconde et d'un autre de la classe de Terminale. Mais ces 2 décès, a-t-il poursuivi mercredi sur Pyramide FM, n’a aucun lien avec un quelconque portefeuille magique.

« Nous avons joint le directeur du CHP Kpalimé, le directeur préfectoral de la santé Kloto ainsi que le proviseur du lycée de Kpodzi. Tous étaient surpris par ces informations qui ne sont pas du tout vraies », a-t-il déclaré.

La question qu’on se pose est de savoir d’où viennent ces informations qui font depuis des jours la pluie et le beau temps sur les réseaux sociaux ? Selon l’autorité locale, les précisions sur les contours de cette affaire  de portefeuilles magiques viendraient des messages vocaux d’un prétendu Togbui Hangbédji.

« J’ai pris sur moi de l’appeler pour qu’il puisse mieux me renseigner, j’étais surpris qu’il ait commencé par bégayer. Je lui ai demandé de passer me voir au bureau, il a décliné l’invitation. Je lui ai dit que je vais lui revenir. A ma surprise, il a éteint son téléphone jusqu’à ce moment », a fait savoir le préfet.

Pour lui, cette affaire sera creusée et les auteurs de ce fake news seront trouvés. « Nous avons demandé à la police et à la gendarmerie de nous aider à trouver les sources de ces informations qui circulent et qui jettent du discrédit sur la ville de Kpalimé », a-t-il lancé.

En Afrique, il y a de nombreux mystères. Il existerait des féticheurs qui peuvent aider leurs clients à posséder de portefeuilles magiques qui leur produisent de l’argent gratuitement. Mais les bénéficiaires de ces portefeuilles encourent des risques, cela peut aller jusqu’à la fin prématurée de leur vie.