Claude Améganvi appelle à la démission de Faure Gnassingbé

par icilome.com

Claude Améganvi du « Parti des Travailleurs » ne porte pas le régime des Gnassingbé dans son cœur. En conférence de presse mercredi à Lomé, l’opposant lance une « pétition » pour exiger le départ pure et simple de Faure Gnassingbé.

Selon l’homme politique, cette pétition lancée contre le pouvoir de Faure Gnassingbé porte les aspirations profondes du peuple togolais qui, depuis des décennies, exige le départ du régime cinquantaine du clan des Gnassingbé.

« Le fondement de cette revendication de la démission de Faure Gnassingbé est consubstantiel, c’est une revendication récurrente du peuple togolais depuis le 05 octobre 1990. Parce que le 05 octobre 90, le peuple togolais demandait d’abord la démission de son père. Et lorsqu’il n’a pas pu l’obtenir, et que Faure a pris le pouvoir laissé vacant par le décès de son père, le peuple togolais n’a jamais cessé de revendiquer sa démission. Rappelez-vous de ces puissantes manifestations de 2005, et qui ont rebondi tout dernièrement en 2017-2018. Mais malheureusement, les choses ont été mal gérées et cela a conduit à nouvelle impasse. Et c’est pour cette raison que nous estimons nécessaire que ce soit le peuple lui même qui soit aux commandes. Voilà la raison de cette pétition », a expliqué Claude Améganvi.

Pour le Parti des travailleurs, un million de signatures suffisent pour dire à Faure Gnassingbé que le peuple togolais ne veut plus de lui au sommet de l’Etat, malgré sa « pseudo victoire » à la dernière présidentielle. Claude Améganvi compte mener une campagne de terrain dans les quartiers de Lomé et ses environs pour obtenir le nombre de signatures qu’il s’est assigné.

« Un million de signatures c’est le niveau de représentativité à laquelle il nous faudrait atteindre pour que les 8 millions de Togolais que nous sommes puissent valablement dire à Faure Gnassingbé que le peuple togolais lui demande se démettre du pouvoir après les 53 ans de sa dynastie familiale. Nous envisageons tout simplement de développer la campagne pétitionnaire à l’intérieur des quartiers, des villes, de nos villages et dans la diaspora, de manière à ce que ce soit véritablement une campagne de terrain. Cette campagne sera également l’occasion pour la population de s’exprimer », a-t-il indiqué.