ce que Fabre attend de Mgr Kpodzro

par Global Actu

Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) ne mâche plus ses mots quand il s’agit de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK). Selon Jean-Pierre Fabre, cette entité de l’opposition qui dit avoir remporté le scrutin présidentiel du 22 février dernier, a menti sur plusieurs plans. Pour rectifier le tir, il estime que Mgr Philippe Fanoko Kpodzro a un rôle à jouer.

« Il est temps que Mgr Kpodzro siffle la fin de ce festival de mensonges, de ce récital de vulgarités qu’il a malheureusement ouvert et auquel participent allègrement des opportunistes et irresponsables de tout poil qui y voient l’occasion rêvée de régler des comptes à ceux dont la rigueur et la détermination dans le combat contre la dictature ont toujours suscité leur jalousie », a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal ‘le Correcteur’.

Ces ‘mensonges’, poursuit le leader de l’ANC, ont divisé l’opposition, l’ont affaiblie. Le combat pour l’alternance et le changement, souligne-t-il, a pris un coup en reculant de plusieurs décennies.

« Mgr Kpodzro doit avoir le courage et l’humilité de reconnaître qu’il n’avait pas la capacité de transformer au sein de l’opposition, les bons en méchants et les méchants en bons. Et qu’il ne pouvait pas non plus, par son seul statut d’autorité religieuse, hisser son poulain au niveau des responsables politiques de l’opposition. Des responsables politiques de l’opposition qui trimaient au péril de leur vie, consentant d’immenses sacrifices dans leur dur combat contre la dictature, pendant que son poulain se vautrait dans les  »délices » de cette dictature qu’il défendait bec et ongles », dit M. Fabre.

Jean-Pierre Fabre pense que le prélat a été manipulé par des « charlatans » qui se sont servis de lui pour faire une place au soleil de l’opposition togolaise.

« Il doit reconnaître que son immixtion sur la scène politique et ses brutalités envers des responsables politiques de l’opposition ont considérablement nui à la lutte de libération du peuple togolais », a-t-il lancé dans cette interview.

Pour le président de l’ANC, le mensonge était l’apanage du pouvoir. Depuis, il s’est érigé en maître au sein de l’opposition togolaise. Son début remonte, selon lui, aux ‘jeux troubles’ joués par le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam aux premières heures de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14). Il ajoute que le flambeau du mensonge a été récemment pris par Mgr Kpodzro et les responsables de la DMK.