Des Togolais exigent des réformes 'impartiales' avant la présidentielle, sinon…

par Super User

Le processus électoral enclenché pour l’élection d’un président de la République en 2020 au Togo, inquiète des citoyens.

 Dans une lettre ouverte adressée à plusieurs institutions nationales, sous régionales et internationales,

ces Togolais à la tête desquels un pasteur, demandent l’arrêt du processus électoral en cours 

La lettre ouverte signée par le 3ème porte-parole de ces Togolais qui se trouve être pasteur Johannes Bavon, est adressée au gouvernement togolais, à la CENI, à la Cour constitutionnelle, à la Commission de la CEDEAO, à l’Union africaine, à l’Union européenne et à l’ONU.

Pour ces Togolais qui disent se trouver dans une démarche pacifique, le caractère capital de l’élection présidentielle de 2020 nécessite une refonte du processus électoral.

 

« D’abord, la constitution pour garantir un avenir démocratique doit être générale pour tous et empêcher la concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne. Ensuite, les réformes constitutionnelles du 8 Mai 2019 n’ont pas pris en compte les propositions de la CEDEAO pour une Constitution impartiale. Le rejet par le régime togolais de la rétroactivité des réformes souhaitée par la CEDEAO à l’image de celles du septennat en quinquennat du 24 Septembre 2000 en France. La conséquence de tout ce qui précède serait une concentration perpétuelle des pouvoirs par le régime », écrivent-ils.

Pour ces Togolais, l’article 59 réformé de la Constitution ne garantit pas en l’état un verrouillage sérieux de la limitation du mandat présidentiel. Enfin, ils estiment que la carence des réformes institutionnelles et celles du code électoral n’assurent pas des élections libres et transparentes.

« En cas de coup de force électoral en l’absence de ces réformes, nous serons dans l’obligation, en tant que citoyens, de mettre en branle l’article 150 de notre Constitution », préviennent-ils.