Mgr Barrigah rejette en bloc les accusations de la DMK

par icilome.com

L’Archevêque de Lomé dément avoir joué un rôle trouble au lendemain de la présidentielle contestée du 22 février 2020 en faveur du pouvoir au détriment de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK).

Les relations entre Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, ses soutiens, et l’ancien président de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) sont tendues. L’ancien président de l’Assemblée nationale de transition, soutien de l’opposant Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, arrivé second à l’issue lors du dernier scrutin présidentiel selon les résultats définitif proclamés par la Cour constitutionnelle, reproche à l’Archevêque de Lomé d’être un homme proche du pouvoir en place, d’avoir cherché à faire rentrer dans les rangs l’ex-Premier ministre d’Eyadéma, contraint aujourd’hui à l’exil.

Ce feuilletin fait grand bruit dans la capitale voire dans le pays de telle sorte que la Conférence des évêques du Togo (CET) décide de s’y mêler et tenter de voir qui a fait quoi et comment.

C’est donc dans cette perspective qu’elle a écouté Mgr Barrigah-Benissan au cours de sa première session de l’année. A cette rencontre, selon un communiqué de presse, ce dernier a expliqué qu’il a été approché par un membre de la Dynamique Kpodzro lui demandant d’intercéder auprès du pouvoir pour que celui-ci n’arrête pas le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) d’une part, et de jouer la médiation entre les deux parties d’autre part.

Après, l’Archevêque métropolitain saisit son aîné Kpodzro par l’intermédiaire du Père Etienne Amouzou (décédé depuis) pour vérifier si la DMK est au courant ou s’il s’agit d’une initiative personnelle de celui qui est venu le voir.

“Quant à la prétendue mission que le pouvoir en place lui aurait confiée à travers le ministre (Gilbert) Bawara et l’ambassadeur de France Marc Vizy, l’Archevêque a été catégorique: il n’en est absolument rien”, clarifié l’intéressé, rapporte le communiqué de presse.

La CET, pour finir, invite toutes les parties en conflit à la retenue, exhortant les Togolais à la prudence face aux informations distillées sur les réseaux sociaux voire dans les médias à propos de ce sujet et à plutôt oeuvrer pour la concorde sociale, la paix, l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit.