Des amendes pour les auteurs d’abandon d’engins et vélos sur les plages

par 24 heureinfo

15 000 à 500 000 F CFA. C’est le montant que coûtera désormais l’abandon sur les plages togolaises des engins à moteur et les vélos. La disposition est contenue dans la loi sur l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral adoptée jeudi 20 mai par l’Assemblée nationale togolaise.

Le texte qui  vient combler un vide juridique permet au gouvernement togolais de sauvegarder le littoral, qui demeure un espace d’importantes activités économiques et un réservoir de richesses naturelles.  L’objectif est de maintenir les équilibres environnementaux, de lutter contre l’érosion côtière, de préserver l’intégrité des sites, des paysages et du patrimoine marin.

Il s’agit aussi de protéger le littoral contre toute forme de pollution et dégradation quelle qu’en soit l’origine, tout en anticipant les évolutions du littoral, notamment sous l’effet du changement climatique, et en facilitant l’adaptation des territoires à ces changements.

Selon le ministre Edem Kokou Tengué de l’Economie maritime, de la Pêche et de la protection côtière, cette loi donne les moyens au gouvernement pour agir sur les menaces qui pèsent sur le littoral. « Encadrer la sur-utilisation, la surexploitation du littoral, éviter sa mutilation par une érosion côtière, de plus en plus, violente à mesure  qu’augmente le réchauffement climatique qui est source d’une montée des eaux ; permettre au Togo de réaliser son plein potentiel en matière d’activités industrialo-portuaires, de pêche, de tourisme balnéaire ; permettre la création d’aires marines protégées… sont tous désormais possibles avec le cadre juridique, dont notre pays vient de se doter », a-t-il ajouté.

« Le diagnostic sur le littoral est aujourd’hui largement partagé, car ayant une importance multi-facette sur les activités économiques et de plaisance. Face à ces enjeux en forte évolution et en pleine mutation, le positionnement de cet espace, à l’interface entre la terre et la mer, est constamment interrogé », a déclaré Tsègan Yawa, présidente de l’Assemblée nationale.

Pour elle,  les écosystèmes du littoral ont également été affectés par des phénomènes globaux comme les pollutions chroniques, techniques ou maritimes d’origines diverses, la raréfaction de certaines ressources naturelles et les effets du changement climatique.