Lutte contre le terrorisme : L’opposition togolaise se prononce sur sa rencontre avec le gouvernement

par Afreepress

Comme annoncé, la rencontre entre le gouvernement et les partis politiques s’est déroulée, jeudi 4 août 2022, à la Primature.

Cette rencontre présidée par la Cheffe du Gouvernement Mme, Victoire TOMEGAH-DOGBE a été l’occasion d’informer les acteurs sur la situation sécuritaire, notamment les attaques terroristes enregistrées dans la région des Savanes, ainsi que sur les mesures urgentes prises par l’exécutif.

Selon les informations recueillies sur place, les participants venus des 26 partis politiques ayant répondu à l’invitation, ont également été entretenus, sur l’historique du terrorisme et la cartographie sous régionale, les dispositions et mesures sécuritaires, administratives, économiques et sociales prises dont la mise en œuvre de l’état d’urgence sécuritaire et le plan d’urgence pour la résilience de la région des Savanes.

Pour le gouvernement, il s’agit à travers cette rencontre, de renforcer le dialogue direct avec les acteurs politiques pour une participation active dans la lutte contre ce phénomène.

« Cette rencontre, qui a été une initiative du président de la République, a permis de présenter aux partis politiques l’état de la sécurité sous régionale et les incidences que cela a pu avoir sur la sécurité de notre pays. Les partis politiques ont donné leur sentiment sur la situation et ont également fait des propositions pour améliorer l’action du gouvernement et le mot d’ordre qui est sorti, c’est que nous puissions véritablement agir ensemble face à l’adversité qui agresse notre pays. Aujourd’hui, c’est une action commune qui est menée avec l’ensemble des partis politiques et le gouvernement continuera le dialogue avec eux au fur et à mesure des actions qui seront menées », a confié à l’Agence de presse AfreePress, le ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République et Porte-parole du Gouvernement, Christian Eninam Trimua.

Les leaders des partis politiques présents ont salué l’initiative prise par le gouvernement d’impliquer chaque acteur de la vie sociopolitique dans le combat contre le terrorisme.

« L’invitation du gouvernement sur la question de l’extrémisme violent et le terrorisme qui frappent notre pays depuis l’extrême nord-est. une bonne Cette question est la priorité des priorités dans le cadre nos préoccupations. Donc, on ne peut laisser aucun parti politique en marge. Dans un sursaut patriotique et citoyen, nous avons répondu à cet appel. Nous avons fait des propositions allant dans le sens du raffermissement de la confiance entre les Togolais et également nous avons pensé à comment améliorer la stratégie au niveau de la lutte contre le phénomène et les mesures d’apaisement qui peuvent être prises sur le plan national pour restaurer la confiance entre les Togolais à tous les niveaux », a indiqué le président du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD), Me Mouhamed Tchassona Traoré.

Outre le renforcement des mesures sécuritaires, les propositions faites par les partis politiques lors de cette rencontre qui a duré environ quatre heures de temps, concernent l’amélioration des conditions de vie des populations de la région des Savanes, zone essentiellement touchée par le phénomène.

« Nous avons invité le gouvernement à accompagner les organisations de la société civile, les partis politiques et la presse pour une meilleure sensibilisation de la population sur ce phénomène. Parce que dans l’exposé qui a été fait, nous avons senti une grande mobilisation et d’engagements de riposte. Mais le problème existant, c’est le manque de coordination entre la population et les forces de l’ordre. Et c’est un rôle que les organisations de société civile, la presse et les partis politiques peuvent jouer pour restaurer la confiance », a précisé de son côté, Dr Thon Kodjoivi, Président du parti Nouvelle Vision.

Le porte-parole du gouvernement a rassuré chacun sur le fait que les propositions faites par la classe politique vont être prises en compte par le gouvernement dans le cadre des mesures à mettre en place pour faire combattre les groupes armés.

D’après les informations, vingt-huit partis politiques ont été invités à cette rencontre. Vingt-six ont répondu à l’appel.