Troubles sociopolitiques de 2005 : Les orphelins des victimes vont bénéficier d’une aide de l’Etat pendant 5 ans

par Afreepress

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), a officiellement lancé, lundi 29 août 2022 à Lomé, un programme d’aide financière de l’Etat destiné aux enfants des personnes qui sont aujourd’hui décédées suite aux violences sociopolitiques de 2005 au Togo.

Dénommé : « bourses d’études », ce programme qui s’inscrit dans le cadre du processus d’indemnisation entamé depuis 2017, prend en compte pour sa première expérience, cent (100) enfants recensés sur l’ensemble du territoire national. Ceux-ci bénéficieront sur une période de cinq (5) ans, d’une allocation annuelle de 21000 FCFA.

« (…) C’est sans doute pour atténuer les souffrances des familles concernées que, la CVJR a suggéré au gouvernement un mécanisme à travers la recommandation n°49 dans laquelle il est écrit : « La Commission propose l’octroi de bourses d’études aux enfants directement victimes de ces violences : l’octroi d’une aide annuelle à la scolarisation payable pendant cinq ans aux enfants des victimes directes. La jouissance de ces bourses et aides à la scolarisation devra intervenir exclusivement dans le cadre de structures publiques d’éducation », a rappelé la Présidente du HCRRUN dans son discours de lancement.

D’après Mme Awa Nana Daboya, avant ce lancement, son institution a entrepris en amont un travail d’identification des enfants susceptibles d’être élus au programme de réparation.

Ce travail, poursuivit-elle, a été réalisé dans le cadre d’une enquête préliminaire minutieuse menée par des équipes composées d’Huissiers de Justice et d’agents du HCRRUN.

« Le but assigné à cette enquête préliminaire qui a couvert tout le territoire national était de localiser ces enfants, de déterminer leur statut de victime et/ou l’effectivité de leurs liens parentaux avec les victimes directes décédées afin de permettre d’établir de façon formelle leur éligibilité à la recommandation n°49 de la CVJR. La cartographie des dossiers des enfants retenus (55 filles et 45 garçons) pour cette première expérience montre que si certains sont des élèves ou des étudiants, d’autres ont embrassé les métiers pratiques tels que la menuiserie, la tapisserie, la couture, la plomberie, etc. Au sein de cette deuxième catégorie d’enfants, certains sont en apprentissage tandis que d’autres ont terminé et sont à la recherche de moyens pour installer leurs ateliers », a expliqué Mme Awa Nana Daboya.