La FOSEP fait son bilan à mi-parcours, sans mention des perturbations des meetings de l'opposition

La Force sécurité élection présidentielle de 2020 (FOSEP) a dressé un bilan provisoire de la sécurisation de la campagne des sept (7) candidats en lice pour le premier tour du scrutin fixé au 22 février.

Dans un communiqué, la FOSEP informe avoir protégé les différentes activités rentrant dans le cadre de l’opération de charme des candidats. En effet, précise-t-elle ce mercredi 12 février, elle a déjà protégé 128 meetings, 24 caravanes et biens, entre autres.

A ce jour, « Aucun incident majeur n’est à déplorer malgré l’engagement et la ferveur affichée par les militants et sympathisants des différentes candidats », poursuit le communique, soulignant par ailleurs que « la FOSEP réaffirme sa détermination à sécuriser le présent processus électoral avec professionnalisme en toute neutralité ».

Si dans la capitale, Lomé et ses environs, « aucun incident majeur n’est à déplorer », à l’intérieur du pays, les candidats de l’opposition rencontrent des difficultés pour séduire l’électorat.

A titre d’exemple, au moins trois meetings de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) ont été interdis à Cinkassé, Tandjouaré et Gando par les autorités locales. A Bassar et Sotouboua, des « miliciens » proches du parti au pouvoir ont perturbé les rencontres de Jean-Pierre Fabre avec les populations de ces localités, selon les informations fournies par ce parti.

Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi dira peu après qu’il a « l’impression que le candidat Fabre est à la recherche d’incidents ».

Curieusement, la FOSEP n'a pas fait cas des perturbations des meetings de l'opposition à l'intérieur du pays, dans son communiqué.

A.H