DTN : Le statut spécial de Claude Le Roy

par icilome.com

La Direction technique nationale (DTN) a un nouveau patron. Ce dernier ne pourra pas, malheureusement, peser sur une quelconque décision du sélectionneur national principal des Eperviers fanions.

Le statut spécial de Claude Le Roy fait qu’il ne sera pas sous la coupole de Gnéni Sébabi, le nouveau Directeur technique national de la Fédération togolaise de football (FTF).

Le désormais ex-président de l’Association des entraîneurs de football du Togo (AEFT) est depuis le vendredi dernier le nouveau patron des entraîneurs des sélections nationales de son pays. C’est lui qui incarnera la direction ou la marche à suivre, chargé d’approuver les programmes des coaches des sélections nationales avant leur soumission à l’instance faîtière.

Cependant, relève Togbui Akoussah Camélio, lui-même ancien DTN, actuellement instructeur des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gnéni Sébabi n’entretiendra aucune relation contraignante de travail avec Claude Le Roy.

C’est donc « compte tenu des problèmes qu’il y a (souvent) entre les expatriés et les autochtones, la FIFA a demandé que l’entraîneur de l’équipe A ne soit pas sous la coupole du Directeur Technique National. Par exemple, Claude Le Roy ne dépend pas de notre Direction Technique. Normalement le DTN est leur patron, mais en Afrique, le sélectionneur A n’est pas sous la coupole du Directeur Technique National. C’est ce que la FIFA a décidé », détaille-t-il sur le site d’informations sportives stadeduweekend.com.

Selon lui, c’est donc pour éviter toute relation difficile que l’instance mondiale sportive a pris cette décision un peu surprenante, mais compréhensive. Mais, nuance M. Akussah Camélio, « Rien n’empêche le DTN d’échanger (avec le Breton, NLDR) sur des questions du développement du football dans le pays. Les deux peuvent se faire des propositions. Sauf que sur la question de la gestion de l’équipe nationale A, le DTN laisse la main au sélectionneur. Il se chargera de faire seulement son rapport sur le sélectionneur à la hiérarchie puisque son avis compte dans le recrutement de ce dernier ».

On voit mal un Le Roy, n’accordant même pas de l’importance aux avis des membres de la Fédération (son interlocuteur direct est la présidence de la République), se préoccuper de ce que pensera ou non Gnéni Sébabi, fragilisé dès le départ par les conditions dans lesquelles il a été nommé.

A.H.